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personne n'a d'idées???
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salut a tous je suis nouveau ; j'ai trouvé tout ce que vous avez posté sur ce site très inintéressant pour ceux qui comme moi voudraient devenir trader mais jusque là j'ai toujours une interrogation qui persiste :est-ce qu'un bac S est tres credible pour se specialiser dans ce metier ? Actuellement je suis en classe de 1ère S et mon niveau scolaire et intellectuel est tres bon : est-ce que ca joue aussi quand on veut trader?....................
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bonjour
vous êtes sûr que vous voulez dire "très INintéressant"?
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Bonjour à toutes et tous,
Comme bcp l'ont déjà fait, je salue l'apport constructif de certains. Je fais remarquer simplement que la tournure que prend ce sujet de conseils personnalisés rend la lecture de l'ensemble exhaustive.
J'ai quelques questions pour lesquelles je suis conscient qu'il sera peut-être difficile de répondre exactement tant les situations peuvent varier :
- A partir de quelle dévalorisation de son portefeuille un trader prend-t-il la porte?
- Pourriez vous m'indiquez les intervalles d'un correct, bon, exceptionnel rendement annuel? ( P&L = prcentage?)
- Quel est le capital de départ avec lequel un trader commence-t-il?
En outre, je me demande l'importance que vous apportez à l'analyse technique. En effet, je suis étudiant et je "trade" en simulation à l'aide de PRT sur l'Euronext Paris grâce à l'AT. Cependant, le seul ouvrage auquel il est fait référence ici est le "Hull" (que j'ai en pdf) mais qui me semble davantage concerner les produits dérivés (bien que j'ai "vu-dire" que les mêmes outils étaient appliqués sur les actions) et l'ingénierie financière que le trading à proprement parler (ou est-ce que je me trompe?).
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Bonjour Machorka
100% d'accord avec ta première remarque, d'autant que la plupart des questions d'aide personnelles ont été - implicitement - résolues plus haut dans la discussion... Enfin bref... Je vais tenter de répondre à tes questions
- "A partir de quelle dévalorisation de son portefeuille un trader prend-t-il la porte?"
Il n'y a pas de réponse unique à cette question. ll existe deux grandes catégories de "valorisations": la valorisation absolue, c'est à dire celle qui ne compte que le PnL absolue (gagner 100.000 euros, perdre 100.000 euros etc), et la valorisation par les rendements (gagner 1%, gagner 2% etc.) qui nécessite de connaître le capital alloué au départ. La valorisation absolue est essentiellement utilisée dans les banques pour des raisons de simplicité (le capital est flottant, les activités sont nombreuses, les traders sont assez libres de traiter les produits qu'il veulent et enfin, il y a des flux clients qui brouillent les positions initiales et rendent impossible le calcul par le rendement).
Le calcul du rendement est spécifique aux fonds d'investissement (hedge funds, fonds de pension, gestion alternative, gestionnaires d'actifs etc.) là encore pour une raison simple: l'investisseur de départ veut savoir combien lui rapporte son argent. Il faut donc être au courant - au moins de façon hebdomadaire - de la performance des fonds investis. Le chiffre est facilement accessible car les fonds levés sont connus, le capital n'est pas flottant et chaque trader est responsable d'un portefeuille dont le périmètre en terme de capital est fixe (à la différence des traders des banques).
Une fois connue cette distinction, certaines banques et certains fonds imposent effectivement des limites de perte à chaque trader, dépendant d'une échelle des temps. Dans la banque pour laquelle je travaille, il n'y a pas de telle limitation, ce qui signifie que les fluctuations de PnL ne sont soumises à aucun contrôle écrit. J'ai été de swing intraday (au cours d'une même journée) de +/- 4 millions d'euros sans que cela n'est aucune incidence sur le trader - et il était seul. C'est généralement le cas dans toutes les banques. Naturellement, chaque trader a un budget et il n'est pas bon de manquer sa cible. Ensuite tout dépend de l'"agressivité" de la banque en question. Les plus agressives pourront choisir de licencier le trader à la première occurrence d'un budget raté (je pense que c'est le cas chez Barclays notamment). En général, je suppose qu'il faudra manquer son budget 2 ou 3 années de suite avant d'être inquiété (et beaucoup plus avant d'être licencié).
A ma connaissance, et sauf erreur de ma part, seul Calyon impose une limite de perte, qui est à 1 million d'euros. Une fois atteinte cette limite, le trader n'a plus le droit de traiter avant le mois calendaire suivant. Mais je ne pense pas qu'atteindre cette limite ait une quelconque influence sur son emploi.
Dans les fonds, c'est plus strict car les portefeuilles sont attribués à des clients précis, et surtout les dettes sont énormes (pour augmenter le rendement, par effet levier). Si les portefeuilles perdent 1% c'est peut-être 10% du capital qui s'évapore - si l'effet levier est de 1 pour 10. Je sais que Blackrock par exemple impose une limite de perte à 1% par mois à ses traders. Et la règle est qu'ils n'ont qu'un crédit de 3 "vies" par an. Une fois ces trois vies utilisées, le trader est a priori changé de poste, ou licencié (j'ignore les détails exacts).
- "Pourriez vous m'indiquez les intervalles d'un correct, bon, exceptionnel rendement annuel? ( P&L = prcentage?)"
Banques et fonds d'investissement réalisent généralement des ROE (Return On Equity) complètement différents. Les ROE dans les hedge funds les plus petits peuvent être extrêmement volatiles et atteindre des chiffres stratosphérique (360% de rendement pour Amaranz en 2006 sur des paris sur le marché du gaz). Mais bien souvent ces rendements exceptionnels se fond sur des fonds propres investis personnellement par les traders du fonds (c'était le cas chez Amaranz où 70% du fonds appartenait au patron).
Ensuite, en bas de l'échelle se situe les fonds de pensions, pour lesquels la performance se fait à long terme. Un fonds de pension devrait donc avoir un rendement se situant autour du rendement des marchés actions (historiquement 8% par an dans les pays occidentaux) ou marchés obligataires (autour de 3% sur les 20 dernières années).
Entre les deux se trouvent les banques d'investissement et les "gros" hedge funds pour lesquels un appelle ROE "faible" un chiffre aux alentours de 20%. Un ROE "normal" sera de l'ordre de 25 à 30% par an. Un "bon" ROE devrait se situer à 35% et au-delà.
Naturellement, tout cela n'est qu'une discussion sur les budgets. Les résultats réels incluent aussi des rendements négatifs... voire même très négatifs (en fait 100% dans le cas de la banqueroute).
- "Quel est le capital de départ avec lequel un trader commence-t-il?"
Comme je l'ai dit dans ma première réponse, il n'y a pas de capital comptable alloué dans les banques d'investissement.
Dans les fonds, tout dépend de la taille des capitaux levés. Les "petits" fonds familiaux ayant 1 ou 2 millions d'euros d'actifs - on pourrait même imaginer moins - il est probable qu'un trader débutant dans une telle structure commence avec un portefeuille de 100.000 euros ou moins. En dehors de ce cas là, on pourrait imaginer que les traders des gros hedge funds comme BlackRock ou Pimco par exemple, n'aient aucune crainte à allouer 10 millions d'euros à un débutant - sachant que les traders "junior" dans ces structures ont souvent 10 à 20 ans d'expérience en banque derrière eux...
L'analyse technique est un outil extrêmement important et est utilisé très largement, généralement d'ailleurs par des gens qui ne savent pas vraiment ce qu'ils font. Il n'existe à ma connaissance aucun ouvrage d'analyse technique parfait, tous ayant le même défaut: présenter des figures "clé" sans expliquer pourquoi elles fonctionnent. Pourquoi tant d'ouvrages pour aussi peu de rigueur scientifique? Culturellement, les marchés financiers sont dominés par les anglo-saxons, pour qui prendre du risque est la priorité. Etre capable d'expliquer pourquoi passe au second plan.
Le Hull n'est qu'un ouvrage de synthèse des concepts les plus utilisés sur le marché et n'a rien à voir avec l'analyse technique, qui est un outil pratique. Pour ainsi dire, le Hull est à l'analyse technique, ce que les mathématiques sont à la physique...
Expliquer ici ce qui fonctionne et ne fonctionne pas en analyse technique, et comprendre pourquoi prendrait malheureusement trop de temps pour un piètre résultat - j'ai besoin de pouvoir intégrer des graphiques à ma présentation.
J'essaierai prochainement de rédiger un article aussi complet que possible sur les bases de l'analyse technique et surtout, expliquant POURQUOI cela fonctionne - nous autres français, issus d'un grand pays des mathématiques, aimons relier ce qu'on connaît à ce qu'on observe. Je te demanderai donc de bien vouloir patienter pour avoir la réponse à cette question cruciale.
Dernière modification par FabreJ (01-08-2010 14:24:00)
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Bonjour Fabre
sachez que je suis un grand fan jai notament lu votre article sur fimarkets concernants le trading !!
Voila mon parcours est assez spécifique je suis en ecole de commerce de province apres une classe prépa economique et je n'ai qu'un seul but dans ma vie c'est de travailler dans une salle de marché dans n'importe quel job du moment que je cotoie les traders ..
alors je c'est que mon parcours n'a rien d'expetionel mais je compte faire un DEA (sorbonne ou duaphine) puis un autre master spécialisé en finance de marché ( a skema ou a dauphine )
Je voudrais juste savoir si c'st ainsi que je devrais procéder ou pas ?
sachez Que la fiannce de marché est un domaine qui me passione vraiment (lectures de hull .. )
merci
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si quelqu'un a une diée sur des master en calcul stochastique ou bbien maths appliquées a la finance qui sont accessibles apres une esc je vuex bien des propositions
mercii a tous
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Bonjour futurtrader
Félicitations pour ton parcours, et merci pour tes commentaires en mon honneur.
Une école de commerce c'est déjà bien, même si c'est en province. Je connais plus d'une personne qui a travaille aujourd'hui à mes côtés, ou ailleurs après un parcours comparable au tien.
Néanmoins et sans vouloir te décourager, comme tu as pu le lire dans mes interventions précédentes, il s'agit d'un monde extrèmement compétitif. En fait on n'imagine pas à quel point il est difficile d'intégrer une salle de marché, avant d'avoir essayer. Comme je le disais, je ne souhaite pas te décourager et tu peux tenter, tu as des chances de réussir. Mais sois sûr de t'être posé les bonnes questions avant de te lancer dans une telle aventure:
1) quel est le risque d'échec ? (assez grand si tu veux mon avis).
2) Est-ce vraiment si important pour moi? (il existe une foule de métiers en dehors de la salle de marché, qui sont tout aussi trépidants, voire même beaucoup plus).
3) Suis-je prêt à passer des années à galérer en middle/back office - des métiers plus qu'inintéressants pour être honnête - juste pour avoir la chance de "côtoyer" des traders comme tu le dis? Est-ce bien une motivation suffisante ? Sache qu'un trader n'a rien d'un dieu, c'est une personne comme tout le monde, d'ailleurs plutôt infréquentable au travail, arrogante, souvent de mauvaise humeur et ultra-centrée sur sa personne. La manière dont un trader considère le personnel des "sous-métier"... enfin je ne ferai pas de commentaire là dessus.
4) La banque est-elle vraiment un milieu d'avenir ? Si tu as bien lu mon article sur le métier de trader, qui date pourtant d'il y a 4 ans déjà, tu as pu lire que les choses changent rapidement et la salle de marché n'est plus ce qu'elle était. La crise n'a fait que renforcer cet état de fait. Pour parler vulgairement, c'est de moins en moins "fun" et de moins en moins porteur d'avenir.
Tes idées pour y parvenir sont plutôt bonnes. Tu pourrais penser à faire une année dans une université anglaise, ou encore mieux une année de césure dans une banque. Le type de diplôme n'a pas vraiment d'importance, ton diplôme post-bac étant celui qui importe le plus, à moins évidemment que tu n'accèdes au DEA d'El Karoui ou ses équivalents parisiens. Je ne connais pas ton niveau en maths, mais je ne saurais conseiller - sans arrière pensée - à quelqu'un issu d'une prépa économique d'aller "côtoyer" les X, Mines, Ponts et Centrale présents en masse dans ces DEA.
Au bout du compte donc, et comme je n'ai de cesse de le faire autour de moi, je te déconseillèrais d'entrer dans la banque aujourd'hui. En fait c'est davantage le moment d'en sortir, que d'y entrer, notamment si c'est pour y exercer un métier de seconde zone. Et crois-moi beaucoup de gens extrèmement brillants l'ont bien compris, qui partent tant qu'il est encore temps vers d'autres lignes de métiers, porteuses d'avenir celles-ci. J'ai personnellement décidé de rester jusqu'à la fin un peu à la manière du dernier des Samouraïs, ayant déjà traversé beaucoup de difficultés j'espère - sûrement bêtement - pouvoir échapper à un sort qui semble malheureusement déjà écrit.
Dernière modification par FabreJ (04-08-2010 19:50:39)
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Merci fabre j pour ces explications
Mais sincerement je pense que entre ce que vous avez ecrit dans l'article sur le trading change bcp de cette evrsion des faits . Vous avez dit que dans certaines banques anglosaxones le diplome ne primait pas vraiement et pour etre franc je sais que je n'ai pas fait ni x , mines , .. mais je voudrais savoir est ce que ya des chances d'arriver en salle de marché malgès tout
que pourriez vous me conseiller ? est ce que une année de césure en banque pour etre une bonne solution ( en france ou en angleterre ?)
je voudrais rajouter qu a part la finance de marché je ne me vois pas dans une autre perspective de carrière moi j me dit quand on veut on peut
maintenant si vous pouviez me conseiller sur comment je devrai my prendre ( en maths je suis plutot pas mal ) ou alros je booserais le temp qu'il faudra ! pour moi ya pas de souci
Je me suis di que ne pas arriver au poste de trader daccord sa je peux comprendre mai ai moins travailler dans les sales , ou encore en tant que market maker ou assisstant des deux pour commencer qu'en pensez vous ?
Si j'arrive a faire une année de césure dans une banque en middle office serait ce bien ou pas ? ou devrai je plutot ataquer directement en front ( et la je me di qui voudra d'un eleve d 'une esc en stage en front surtt !!)
Donc voila je suis determiné a travailler dans ce domaine la et puis pr les risque d'echec n'aviez vous pas cité dans votre article qu'un trader était une perosnne qui justement savez prendre des riques ![]()
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Bonjour FabreJ,
Merci encore pour ton témoignage plein d'enseignements sur le monde du "front office".
A vrai dire ton dernier message m'effraie un peu quand tu dis qu'en ce moment il faudrait quitter le milieu de la banque car je vais commencer un cursus de finance en septembre.
Mais mis à part cela, à quoi te réfères-tu quand tu parles des "autres lignes de métiers porteuses d'avenir" ? Parles-tu d'autres métiers de la finance ?
Sinon que penses-tu de l'avenir du trading sur les produits vanilles ? Avec le développement des automates de trading, les traders vanilles ne sont-ils pas voués à disparaître ? Faut-il dans ce cas acquérir un profil plus IT pour justement espérer profiter de cette tendance à l'automatisation du trading ?
Voilà mes interrogations actuelles sur le monde de la finance de marché.
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Bonjour/soir à toutes et tous,
Un grand merci à JFabre pour cette réponse plus que complète. Je ne m'attendais pas à un tel paragraphe lorsque je disais que les situations pouvaient tant varier. Mais me voici éclairé et je dois dire que je te (je me permets de tutoyer par convivialité virtuelle) fais davantage confiance que les anonymes qui donnent des réponses par ricochets d'ouïe-dires.
Quoiqu'il en soit, j'attends avec impatience ton futur article sur l'AT. Et attendre ne sera pas un problème si l'article est de la même qualité de tes interventions ici, ce dont je ne doute pas! N'hésite pas à me le faire savoir lorsqu'il est publié.
Pour ce qu'il en est de mon intervention, je me rends compte que je n'ai pas vraiment expliqué le "pourquoi" de mes questions. Je tiens à préciser tout de même que je ne suis pas là personne la plus docte sur le sujet mais il n'en demeure pas moins que je pense qu'il s'agit de questions que l'on devrait se poser si l'on envisage sérieusement la profession de trader.
Bon je vais récapituler mes questions pour simplifier la lecture.
"- A partir de quelle dévalorisation de son portefeuille un trader prend-t-il la porte?
- Pourriez vous m'indiquez les intervalles d'un correct, bon, exceptionnel rendement annuel? ( P&L = prcentage?)
- Quel est le capital de départ avec lequel un trader commence-t-il?"
Pour ce qu'il en est de la 1ère question, le pourquoi peut-être simple comme il peut-être nuancé. La justification est que certains vont s'engager sur la voie de trader. Il s'agit là d'une profession ultra-spécialisée ou la reconversion n'est pas a priori aisée et bcp moins "gratifiante" d'un point de vue salarial (cf. l'article de JFabre et ses interventions à ce sujet). Certains vont donc s'engager, a priori, sur une voie ultra spécialisée sans savoir s'ils sont ou ne sont pas des bons traders. Et être bon trader, cela ne signifie pas seulement être bon en maths , etc, enfin cela va au-delà de ce que l'on apprend dans un amphi ou une salle de cours. Bref, c'est une question qui vient mettre à mal la version rose où tous les traders sont gagnants (et a fortiori riches) alors que ce n'est pas le cas. Alors certains auront fait une démarche longue et laborieuse pour arriver au poste de trader (en se fermant quelques portes au passage) et ils se rendront compte qu'ils ne sont pas si bons que ça. Lorsqu'ils seront désabusés, dans un cas ils seront mauvais et généreront une frustration croissante quant à leurs mauvaises performances (pensez à votre bien-être), ils perdront de l'argent. En soi perdre de l'argent c'est déjà très désagréable (quand on essaie d'en gagner) mais en plus perdre de l'argent qui nous appartient pas cela pose un problème éthique relativement important. Dans l'autre cas, leurs pertes seront excessives et ils prendront la porte.
Avec recul (et regrets), les futurs ex traders se demanderont s'ils ne sont pas trop vite jetés dans cette voie et si, au regard du résultat, cela en a vraiment valu la peine.
La deuxième question est fortement liée à la première question, il s'agit de savoir où est-ce que l'on se place par rapport aux autres. Pour ceux qui font de la simulation boursière/ du paper trading, connaître la qualité de vos performances de manière relative vous permettra de calculer les bonus que vous pourrez espérer (et je ne doute pas que ce soit l'une des raisons que cette profession est fortement attirante). Ou d'une autre manière de savoir si vous pouvez espérer figurer parmi les bons éléments de votre salle de marché (ce qui était plutôt mon approche).
Retour à la réalité, J. Kerviel (oui, dsl mais c'est les seules informations que j'ai de sources fiables) devait toucher un bonus de 300K€ lorsque il a fait gagner la SocGen 1 milliard 5 avec un risque (théorique) toléré pour son desk de 125 millions par jour.
Enfin, dernière question, il s'agit là d'une question de gestion de stress'. Lorsqu'on sort des bans de l'université ou d'une grand école, avec le peu d'expérience que l'on a à priori du trading, il est intéressant de savoir à quelles sommes l'on est confronté. Je pense que je gérer un portefeuille de 100 K€ ce n'est pas une mince affaire au niveau des nerfs. Il faut des bonnes épaules et descendre de son petit nuage lorsque l'on se rend compte qu'on n'est pas gagnant.
Pour ce qu'il en est dernières interventions, je pense que JFabre a raison de mettre en garde sur l'avenir du métier de trader. Avec la "crise", les traders ont été fortement médiatisés et sont entrés dans la sphère de la politique sensationnaliste. Si la principale attraction pour certains est le bonus, je les conseille ,ahma, de bien suivre l'actualité. Après, être trader est très mal vu chez le populo (tjs à cause de la crise). Par exemple, la dernière fois je parlais à une connaissance qui n'était pas la dernier des crétins, et lui disait que je voulais devenir trader (si les politiques ne devenaient pas trop dures à leur égard) ou structurer, il m'a répondu " les gens comme ça, ils faut tous les tuer". Je ne vous raconte pas à quel point j'ai été choqué par ces propos venant d'une personne qui avait l'air éduquée. Enfin, j'ai lu des interviews où les traders ne pouvaient pas dire qu'il s'agissait de leur métier. A croire que trader, c'est être croque-mort!
Enfin bref, loin de vouloir décourager tout le monde, je pense que ceux qui ont des ambitions de trader doivent vraiment faire un reality-check et que celui-ci ne se fait pas seulement au niveau des études. Enfin, je pense que pour travailler minimum 50 heures par semaine avec des conditions de stress épouvantables pour les plus fébriles, il faut non seulement une bonne rémunération en compensation (donc être bon), mais surtout aimer le métier. Comme je l'ai lu quelque part et je pense que JFabre l'a déjà dit, il faut trader par passion et non pas pour l'argent.
++
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klel a écrit:
Bonjour FabreJ,
Merci encore pour ton témoignage plein d'enseignements sur le monde du "front office".
A vrai dire ton dernier message m'effraie un peu quand tu dis qu'en ce moment il faudrait quitter le milieu de la banque car je vais commencer un cursus de finance en septembre.
Mais mis à part cela, à quoi te réfères-tu quand tu parles des "autres lignes de métiers porteuses d'avenir" ? Parles-tu d'autres métiers de la finance ?
Sinon que penses-tu de l'avenir du trading sur les produits vanilles ? Avec le développement des automates de trading, les traders vanilles ne sont-ils pas voués à disparaître ? Faut-il dans ce cas acquérir un profil plus IT pour justement espérer profiter de cette tendance à l'automatisation du trading ?
Voilà mes interrogations actuelles sur le monde de la finance de marché.
Réponse à Klel
Bonjour et merci d'avoir lu ma réponse précédente.
Le but de mon post n'était pas de te faire paniquer, ou faire paniquer qui que ce soit d'autre, il s'agissait tout au plus de rappeler l'actualité du monde financier et d'indiquer la tournure prise par les évènements. Beaucoup de personnes sont comme toi ou moi, prises dans une logique qui les conduit à aimer le monde de la salle de marchés pour ce qu'il représente, et oublient un peu vite qu'il s'agit comme le rappelle justement Machorka, d'un choix professionnel particulier dont les débouchés à long terme sont relativement restreints. Décider de rentrer en banque d'investissement maintenant doit donc être plus que jamais un choix informé et mûrement réfléchi.
Pourquoi est-ce que j'adopte un ton aussi négatif lorsque je parle de l'avenir de la spéculation ? Répondre à cette question suppose de connaître l'histoire récente (et moins récente) du capitalisme. Et l'histoire de ce système se joue dans les statistiques. On a commencé à collecter et archiver des statistiques économiques et financières de bonne qualité aux USA depuis la fin du 19ème siècle (en fait juste après la première guerre mondiale). Leur observation laisse apparaître un phénomène assez singulier d'oscillation entre l'importance économique des capitaux "libres" privés et ceux des capitaux publics - les investissements gouvernementaux, la taille des conglomérats nationaux, la masse salariale des fonctionnaires etc. Pour être plus explicite, on observe que le système capitaliste se développe en rebondissant entre deux états économiquement opposés : un état dans lequel les capitaux libres privés sont à l'origine de la croissance économique, et un état dans lequel ce sont les capitaux publics qui génèrent cette croissance. Je parle ici des USA, car les statistiques y sont facilement accessibles et de bonne qualité, mais tout porte à croire que la plupart des pays capitalistes (typiquement les pays occidentaux) ont suivi le même cheminement économique.
Historiquement, les USA était un pays d'entreprises privées à la fin du 19ème siècle (et en fait le monde a connu à cette époque une croissance globalisée probablement comparable à celle qu'on connaît actuellement), puis le gouvernement a repris la main sur ces capitaux pour culminer comme moteur principal de l'économie en 1918. La façon dont on passe, dans une économie capitaliste, d'une économie de marché dite "libre" à une économie de biens "publics", est très simple : l'augmentation des prélèvements obligatoires - les impôts et prélèvement sociaux. La Première Guerre Mondiale a augmenté le besoin en fonds publics du gouvernement américain, qui a aussitôt réagi en extrayant de l'économie privée toute la crème qu'il pouvait sans tuer la vache. Autrement dit, il s'est mis à taxer sans retenu la plupart des profits des entreprises, mais aussi des hauts revenus. Impossible de s'enrichir à cette époque, ou de faire croître démesurément son entreprise (pas de "too big to fail"). Le résultat a naturellement été l'assèchement des capitaux privés disponibles pour l'investissement et la consommation sur le marché des biens privés, et aussi, bien sûr, sur le marché financier.
Une mini-dépression de deux années a suivi la démobilisation des centaines de milliers de soldats en 1918, qui a poussé le gouvernement d'alors à libérer (on dirait libéraliser aujourd'hui) les capitaux publics qu'il détenait, et les flux de capitaux détournés vers lui. A titre d'exemple, le taux d'imposition sur la tranche la plus élevée du revenu est passé en 1920 d'environ 90% à 20% (chiffres exacts disponibles sur wikipedia ou le site du fisc américain). Le résultat de cette libéralisation a été une croissance dans les années 20 proprement extraordinaire poussée par le florissement de l'investissement et la consommation privée, ainsi que la dette privée. La masse des capitaux privés disponibles (c'est-à-dire principalement des profits des entreprises et de l'épargne des plus riches) ayant atteint un tel niveau, les débouchés de l'économie réelle - celle qui produit de la valeur comme l'industrie automobile ou la radio à l'époque - ont commencé à manquer. Tant et si bien, qu'une grande partie de ces capitaux, dont beaucoup étaient de la dette pure, sont allés engorger le marché action pour former la bulle spéculative bien connue de la fin des années 20. On sait tous comment cette décennie miraculeuse s'est achevé : la bulle du marché action a éclaté, provoquant une évaporation sans précédent de la demande privée, et la Grande Dépression.
Nouveau retournement de situation donc, dans lequel le gouvernement est obligé d'intervenir. L'arrivée de Roosevelt à la présidence en 1932 marque le retour de l'économie de monopole "publique". Puisqu'on suit le taux d'imposition salarial, donnons un chiffre parlant : le taux de la tranche la plus élevée passe en 1932 de 20% à 65% ; puis en 1936 il augmente de nouveau pour atteindre 90%. On connaît le phénomène : le marché des capitaux privés s'évapora à nouveau, comme sous la Première Guerre Mondiale, et le gouvernement devint le premier pourvoyeur d'investissement, d'emplois et le premier consommateur de biens. Le marché privé s'éteignit presque entièrement et avec lui, la dette privée, la spéculation, les banques d'investissement, les courtiers etc. Cette situation de monopole public sur l'économie restera inchangée pendant la Deuxième Guerre Mondiale, bien évidemment. Cet évènement marquera même le premier retour au plein emploi depuis 1929. La fin de guerre n'y changera rien et les niveaux des prélèvements publics resteront à des niveaux stratosphériques jusqu'à l'arrivée de Reagan au pouvoir... en 1980.
Note bien qu'en dépit de la quasi-absence de marché privé, la croissance des USA entre 1932 et 1980 sera très bonne. En fait même, l'après-guerre sera même marquée par les fameuses "Trente glorieuses", non seulement aux Amériques, mais en Europe et au Japon. Seulement le marché financier sera inexistant ou presque, et la spéculation un mot inusité. Il est possible qu'il y ait eu des "bulles spéculatives" durant cette période, mais qui pourrait en citer une seule significative ? On est loin de la bulle Internet et très loin de la bulle immobilière des "subprimes".
L'arrivée de Reagan change cette situation et on retrouve entre 1980 et 2008 le capitalisme dans son état "libéralisé", identique en fait à celui des années 20. La seule différence, en dehors de la taille des capitaux bien sûr, sera la progressivité avec laquelle il a libéralisé. Alors que la privatisation de 1920 avait été presque décrétée du jour au lendemain, en réaction à une situation économique catastrophique, la libéralisation initiée par Reagan sera lente et atteindra en fait son paroxysme en 2007 avec un taux d'imposition sur les hauts revenus à un niveau qui devrait vous rappeler quelque chose: 20%.
Nous rentrons maintenant dans le vif du sujet, avec une grande envie de prophétie. Tout se joue entre deux états du capitalisme - l'état "monopole public" et l'état "libéralisé" - et avec eux le sort de la banque d'investissement. Car sans capitaux privés, pas de demande privée, donc pas de marché financier, et donc pas de spéculation. Or malheureusement, et même si j'aimerais donner un pronostic différent, tout indique que le chemin qu'on est en train de prendre n'est pas celui de davantage de libéralisation. L'augmentation des impôts en Grande-Bretagne, la chasse aux "spéculateurs" en Europe, la "Volker Rule" aux USA (et avec elle l'annonce de Goldman d'arrêter ses activités de "prop trading" l'année prochaine), l'augmentation des déficits publics, la montée en importance des régulations, restrictions et du FSA dans l'Union Européenne, l'immiscion des gouvernements et du FMI dans les décisions des bonus des établissements privés etc. sont autant d'éléments qui nous rappelle aux affres des années 30 aux USA. En fait tout cela se résume dans la taille phénoménale des déficits budgétaires des Etats occidentaux, qui nécessitent d'être financés. Comment financer un besoin public aussi gigantesque, si ce n'est en absorbant une partie des capitaux disponibles sur les marchés privés ? Et on ne parle pas d'une petite broutille. Les projections en besoin de financement public sont de l'ordre de 65 trilliards de dollars cette année pour l'ensemble du globe. Oui l'Asie est en développement, mais que deviendra cette région sans l'afflux des capitaux privés occidentaux ? La taille des besoins en terme de financement publics dans ces pays, et le danger mortel qui leur font courir sont tels que rien ne semble pouvoir vraiment y résister. D'autant que ces décision de financement sont politiques, or si un gouvernement tel que celui des USA dit "je veux", qui oserait parier qu'il n'y parviendra pas? Les moyens politiques à sa disposition sont infinis.
Voilà, tu connais maintenant en détail les raisons de mon pessimisme pour le marché des capitaux privés, pour les années à venir, et probablement pour beaucoup plus longtemps qu'on ose se l'avouer - 1932 à 1980 ça fait 48 ans. Rassure-toi néanmoins, même si le plus beau est derrière nous, nous n'en sommes visiblement qu'au début et même si la situation a toutes les chances de s'aggraver pour les banques et les fonds d'investissement, il reste encore quelques belles années à venir. Bien sûr tu comprends aussi maintenant que je ne parlais pas des métiers de la finance lorsque je parlais "des filières porteuses d'avenir". On a sûrement réalisé - la deuxième fois en un siècle - qu'investir dans des produits financiers, aussi complexes et amusant soient-ils, ne remplacera jamais la création de richesse, c'est-à-dire l'invention et la production en masse d'objets "réels". C'est là dedans que l'avenir se joue, tout au moins les 50 prochaines années, avant sans doute de revoir naître le Phoenix de ses cendres.
Dernière modification par FabreJ (07-08-2010 17:25:44)
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Fabrej jai pa eu droit a ma réponse moi ![]()
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Une question :
est ce qu'on peut faitre broker ou sales en salle de amrchés apres une esc de province + master finance de amrché a la sorbonne ou assas ?
besoin de reponse
mercii
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C'est à peu près le profil des brokers oui, mais pas celui des sales (qui sont plutot ESC Parisiennes, voire ingé)
Dans les 2 cas, le marché est pas très porteur en ce moment...
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Je te remercie goore
pas très porteur dans quels sens ? pourtant jai vu sur des istes comme viadeo des personnes sortir de esc brest , normandie et qui s'ossupe des sales equity , sales trader mais pas en france a londres
tu es dans le domaine ?
et pour les summerinternship tu penses que je peux tenter le coup ou pas ?
merci d'avance
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VOUS AVEZ DIT ANALYSE TECHNIQUE ?
Paradoxalement la premiére chose qui me vient à l'esprit est de dire : "Mais quelle analyse technique ? " : celle qui identifie des supports et des résistances ? Celle , qui les couple avec des indicateurs du genre MACD ou autres RSI et j'en passe ? Les études statistiques des échanges de type market profile ou tape reading font elles partie de l'analyse "technique " que l'on opppose à l'approche fondamentale ?
Mais laissons ces questions de coté pour le moment et regardons de plus prés la réalité d'un spéculateur parfaitement rationnel souhaitant réaliser des plus values en exploitant l'information financiére qu'il posséde ainsi que sa facon da la traiter et interpréter .
Supposons une économie extremement simplifiée où ne subsiste qu'un indice cash : le CAC 40 plus son corollaire : le marché future CAC 40 , appelé FCE , ainsi qu'en paralléle un marché optionnel . Notons que le marché spot est relié bien évidemment par une relation d'arbitrage parfaite avec son future qui lui est arbitré terme contre terme également . Les investisseurs institutionnels , représentés ici que par les fonds de pension et les gestionnaires d'actifs (OPCVM ou mutual funds ) se servent suivant leur besoin de facon quasi indifférente du marché dérivé du spot (FCE ) et du marché optionnel pour couvrir leur exposition au risque de marché du coté LONG du marché cash.
Notre spéculateur , se rendant compte lui qu'il lui est impossible d'acheter l'ensemble des actions du CAC 40 ou du moins , que ce n'est pas la solution la plus efficiente pour l'exposition de son portefeuille , se tourne dans un premier temps vers le marché des contrats futures pour s'y adonner donc à ses activités de spéculation. On suppose en dernier aussi que dans un souci de diversification du risque optimale de son portefeuille , il préférera toujours détenir l'ensemble des actions du CAC 40 et non pas seulement une partie ou des valeurs isolées : son choix de spéculation se résume à un recours au marché future ou optionnel donc .
Admettons aussi qu'il ne connait , ni maitrise rien de la volatilité implicite du CAC 40 , il se concentre et veut "subir " uniquement le delta induit par l'achat / vente secs de contrats futures , il écarte les options pour le moment .
Alors , et ici on rentre dans le vif du sujet , une fois le cadre défini , son premier reflexe est de se dire : " Mais quelle est la structure de mon marché ? Quels sont les différents intervenants qui y opérent et pour quel intéret ?"
Comme il n' y a pas beaucoup d'information au niveau du CAC 40 , il se reporte sur le site de la CFTC , le régulateur des marchés dérivés (futures , commos , options ) aux USA et constate la chose suivante : pour le contrat full SP 500 traité sur le CME ( que l'on admet l'équivalent américain de CAC 40 ) , les " commerciaux " , c'est à dire tous les hedgers ,détiennent au 10/08/2010 , presque 70 % des positions ouvertes de grande taille ("reportables " ) que ça soit du coté long ou short . Les spéculateurs eux , ne pésent que 10 % approximativement ( y compris arbitragistes / spreaders ) et le reste ce sont des positions difficiles à agréger , "atomisées " qui ne pésent pas sur le marché du fait de leur petite taille . ( source http://www.cftc.gov/dea/futures/deacmelf.htm ) .
Par conséquent , la première chose que se dit notre investisseur rationnel est que 70 % des intervenants sur le marché future US , mais également sur le CAC 40 qui doit avoir une structure similaire , 70 % des gens qui y opérent le font pour des besoin de couvertures : on couvre directement l'exposition d'un portefeuillle investi sur le marché spot ou alors on y "hedge " des options via l'achat/ vente de contrats .
Donc , pour 70 % des gens qui s'y trouvent la notion de delta , de trading directionnel et pari spéculatif est plus ou moins absente . Deux bons tiers des intervenants ignorent complétement le fait que le marché se situe sur un support ou une résistance : ils vont rentrer et sortir de facon mécanique , uniquement dans le but d'ajuster le delta-neutre de leur position via le trading "gamma " .
A ce niveau on peut tirer deux conclusions :
1/ Une stratégie basée sur l'analyse technique des supports et résistances (horizontaux et verticaux , canaux ) serait non optimale , non efficiente puisque la grosse cohorte des intervenants sur les contrats futures (reliés via les arbitrages au spot rappelons le ) ne tient absolument pas compte des niveaux clé donnés par l'analyse chartiste . Meme si les "non commerciaux " (les spéculateurs ) les analysent avec soin et basent leurs décisions dessus , ils sont largement dominés par les " commerciaux " et de ce fait leur analyse des S/R est impertinente : on peut les violer de facon arbitraire à priori , un comportement mimétique et suiveur de prise de position sur un support ou une résistance est à écarter dans un premier temps .
2 / La deuxiéme interrogation concerne le fait s'il est possible d'établir une stratégie d'intervention en delta , faire des paris directionnels en se basant sur le comportement des hedgers , étant donné bien sur que leur action est largement automatisée , préprogrammée et algorithmée parfois. Evidemment , notre spéculateur ignore la microstruture du marché , il ne possédé par le savoir faire adéquat pour faire du high fréquency trading , il s'intéresse à des positions en delta "gérables " de facon quasi manuelle , allant de plusieurs minutes à quelques heures ou jours de facon indifférente . Il accepte d'avance les frais de slippage qu'il subira du fait des intervenants exploitant le tape et le carnet d'ordre . On se situe dans un univers pafaitement discrétionnaire .
Il se demande aussi et surtout s'il n' y a pas , dans la large panoplie d'outils de l'analyse technique , quelques uns qui seraient compatibles avec l'action des hedgers et lui octroiraient un avantage , une rente "spéculative "statistique ...
Dernière modification par aramis33 (15-08-2010 16:55:57)
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Je suis moi meme assez d'accord avec FabreJ, qui nous sert encore une fois une analyse que je trouve pertinente. Mais je pense qu'il faut tout de meme ajouter que les 30 Glorieuses ont étés, suite a la guerre et la reconstruction qu'il fallait. Je doute que sans nouvelle guerre (probable pour moi entre la Chine/Inde/Russie), cela n'aurait surement pas eu lieu. Il aurait meme été intéressant de voir que ce cette politique "social" des USA, sans la 2nd Guerre Mondiale aurait donné. Mais ce n'est pas l'endroit. Re concentrons nous sur le sujet, TradeR
Dernière modification par letomtom (25-09-2010 12:51:59)
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Bonjour à tous, je voudrai avoir votre avis concernant le cursus d'étude que je devrai suivre afin d'éventuellement devenir trader. Habitant en Calédonie, personne ne peut me renseigner ( ni conseiller d'orientation, ni employé de banque étant amis de la famille) car peu de gens souhaite suivre cette voie ici.
Je n'arrive pas à choisir entre faire des études en Australie dans une des huit grandes fac ( poursuivre après le bac en faisant un master ou un doctorat combiné de finance internationale et de mathématiques ou simplement un concernant la finance ) ou un cursus plus conventionnel étant celui d'intégrer une prépa en France et de tenter les grandes écoles de commerce. L'un m'assure d'être totalement bilingue, l'autre à l'avantage d'être plus court.
Pouvez vous me donner vos avis, recommandations ... merci d'avance.
Aurélie
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bonjour fabre, tout dabord je souhaite te remercier pour toutes les informations précises que tu nous donnes. Voila ma situation, je serai diplomé de l'université de concordia (bsc in finance) au canada en juin prochain. En effet après mon bac es obtenu avec une mention assez bien en 2006 je suis parti au canada. De plus j ai un parcour totalement atypique car j'ai passé mon bac et en parallèle a l'époque je pratiqué un sport de combat en centre en equipe de france ( c'est dailleurs pour cela que mes résultats scolaires n'étaient pas exceptionnels) . Mes questions sont donc; pense tu qu'il faut que je fasse un troisième cycle après l'obtention de mon bachelor (gpa de l'ordre de 3.2)? Si oui saurait tu me conseiller lequel ? Ai-je mes chances de devenir sales ? Enfin , le fait que j'ai été sportif de haut niveau peut il se être un atout auprès des recruteurs ?
Je te remerci par avance
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Bonsoir
Je voudrais savoir si l'apprentissage au métier de trader nécessite l'obtention d'un diplôme en science économique?
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Bonsoir Fabre,
je voudrais savoir qu'est ce que forex?
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Aucun "diplôme" spécifique n'est obligatoire pour devenir trader puisque tu peux être trader avec ton propre argent, à la maison. Dans certains pays, il est néanmoins nécessaire de passer une licence de trading pour avoir accès à certains marchés professionnels.
Forex = Foreign Exchange = marché des changes.
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Trader et le métier de trader .
A ne pas confondre avec un métier tant méconnu , mais faisant l'objet du fantasme absolu dans la conscience collective : celui de SPECULATEUR .
Un particulier peut spéculer le peu de temps qu'il lui faudra afin d'anihiler son capital . Mais au moins son échec (éventuel , laissons lui une chance ) est sanctionné par un impact négatif sur son patrimoine .
Traditionnellement en France , les banques n'aiment pas spéculer (lire développer des activités de prop trading ) . Atteindre une taille critique sur le marché (longtemps juteux ) des produits dérivés , autant les plus courants qu'exotiques était un but bien plus appréciable pour elles (lire source de profits ). Et comme la valorisation, cotation ou mise en place de couvertures adéquates pour ces produits repose sur des modéles mathématiques plus ou moins complexes , les ingénieurs ont pu faire irruption dans les salles de marché .
Il n'est point question d'économie ici , sinon par effet de cliquet : l'économie réelle engendre des risques , le monde des affaires est devenu définitivement plus volatil, la croissance linéaire des 30 glorieuses n'est plus qu'un doux souvenir et les commerciaux sophistiqués de l'univers de la banque d'investissement et de financement (arf que ce terme de BFI sonne creux ... ) vous vendent les produits adaptés pour couvrir ces risques réels .
Toute la robustesse du modéle de trading bancaire repose ,en dehors des quelques expositions directionnelles sur certaines couvertures (ah, le gamma trading , c'est quelque chose ...) , repose donc sur des relations d'arbitrage diverses , mais "parfaites " : on encaisse et on gére l'évolution d'un spread , à priori sans risque de marché .
Le spéculateur lui , n'est rien d'autre qu'un esthéte quantitatif . Entre lui et le marché c'est une affaire d'esthétique : de théme et de style . Le plus souvent il n'est pas guidé par des considérations sociales de carriére et encore moins micro ou macro économiques puisque c'est le monde des gestionnaires d'actifs . Non , chez lui les qualités expressives telles que les émotions et la sensiblité s'entremèlent étroitement avec les autres traits de son profil psychologique pour créer un ordre " exécutif " dont seulement lui a le secret .
Dernière modification par aramis33 (02-10-2010 02:32:05)
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toujours pas de réponse ?
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